jeudi 7 mai Lectures Gourmandes "Les guerriers de l'hiver" d'Olivier Norek jeudi 18 juin Lectures Gourmandes "Le paradis caché" de Luca de Fulvio mardi 24 mars Exposition Don Quichotte Histoire de fou, histoire d'en rire vendredi 10 avril Conférence UTL : « Du Nil au Vieux port – Petite Histoire d’une grande collection » lundi 27 avril Théâtre TNM La Criée "Dvorak en Amérique" samedi 3 octobre La Crète, Mythes, Civilisations et Lumière
jeudi 12 mars : Mucem : exposition " Clément Cogitore..."
Commentée par Hélia Paukner commissaire de l'exposition
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Mucem : exposition " Clément Cogitore..."
Clément Cogitore, Ferdinendea, l'ile éphémère. Entre fin juin et mi-juillet 1831, l’activité volcanique sous-marine fait naître une nouvelle île en Méditerranée, dans le canal de Sicile, en face de la Tunisie. Le nouveau territoire éveille la curiosité des scientifiques et la convoitise des puissances européennes en pleine expansion coloniale.
En quelques semaines, l’île est notamment revendiquée pour sa position stratégique par la Grande-Bretagne, la France et le Royaume des Deux Siciles. Cette compétition des nations est toutefois de courte durée : six mois à peine après son apparition, l’île nouvellement formée sombre sous les vagues de la Méditerranée. Ses noms multiples restent consignés dans les archives européennes : « Ferdinandea » pour le Royaume des Deux-Siciles, en l’honneur du roi Ferdinand II de Bourbon, « Julia » pour les Français en référence à la monarchie de Juillet, « Graham » pour les Anglais, d’après Sir James Graham, premier seigneur de l’amirauté, et « Nerita » pour les populations locales.
À travers les films, vidéos et photographies, Clément Cogitore, artiste chercheur, spécule sur l’émergence, la chute et la possible réémergence du volcan. Entre documentaire et fiction, son intuition métaphorique orchestre prémonitions, croyances populaires, documents d’archives, relevés scientifiques et cartographiques : entre ses mains, « Ferdinandea » devient le miroir de différents rapports au monde et de futurs possibles. Selon le récit multiforme de Cogitore, « Ferdinandea » constitue une utopie/dystopie immergée, un lieu de tous les possibles à partir duquel l’artiste invite à repenser l’espace de la « mer du milieu ».
jeudi 19 mars : Visite Mucem : Méditerranées
commentée par Raphael Bories, commissaire de l'exposition
mardi 24 mars : Exposition Don Quichotte Histoire de fou, histoire d'en rire
Commentée par Helia Paukner, commissaire de l'exposition
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Exposition Don Quichotte Histoire de fou, histoire d'en rire
En 1605, Miguel de Cervantès invente un personnage qui se prend pour un chevalier errant dans un livre dont il est l’antihéros. Tel un vieil homme retombé en enfance, il joue à la fois « pour de vrai » et « pour de rire » les scénarios de son imagination. Avec son fidèle Sancho, il délivre des opprimés qui n’ont rien demandé et des princesses invisibles. L’un déclame de grands discours ampoulés et démodés, l’autre rétorque par des litanies de proverbes. Le duo enchaîne les combats parodiques, et l’auteur les mises en abîme malicieuses de la fiction et de lui-même.Quatre siècles ont pourtant déposé dans les secousses facétieuses ou vertigineuses de ce rire l’inquiétude de la modernité : la quête romantique d’un idéal impossible, la solitude métaphysique, le jeu des illusions et des désillusions, ou encore l’héroïsme de l’échec. A contrario, l’exposition a l’originalité de revenir sur les dimensions comiques, turbulentes et populaires de l’œuvre, ainsi que sur son inépuisable diffusion dans les champs artistiques les plus variés et dans la culture quotidienne.Partant des collections du Mucem, où Don Quichotte figure sur des lanternes magiques, des estampes, des cartes réclames et des jeux de cartes, l’exposition présente aussi des chefs-d’œuvre éditoriaux et artistiques, notamment grâce à un partenariat exceptionnel avec la Bibliothèque nationale d’Espagne et au soutien de nombreux prêteurs prestigieux en France comme à l’étranger…